Alexandre Jardin et les Gueux lancent une application référendaire !

Ce 10 juin 2026 pourrait bien être un grand jour pour la démocratie en France. Après le lancement du mouvement en janvier 2025 et la création de l'association en juillet, Alexandre Jardin lance mercredi une application référendaire pour redonner ses lettres de noblesse à la démocratie dans notre pays.
Mardi soir dernier, il en parlait au cours d'une réunion zoom rassemblant 300 adhérent.es, aux cotés de Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès et fer de lance du combat des Gueux contre les ZFE, secrétaire général des Gueux. démokratie-info était présente. Voici l'essentiel des explications de l'écrivain engagé.
« L'application va être lancé grâce la technologie zéro knowledge et via une blockchain, à savoir des millions d'ordinateurs qui sont reliés par un code, sans ordinateur central. Les gens devront voter dans un premier temps avec leur passeport. Des raisons techniques ont empêché l'utilisation des cartes d'identité, ne disposant pas toutes d'une puce. (...)
Ce référendum n'est pas légal, c'est pour ça qu'il sera puissant. L'on sait de toutes façons avec l'expérience de 2005 que ce n'est pas parce qu'un référendum est légal que la technocratie et les partis y obéissent.
A partir du moment où on permet à une majorité très lourde de Français de s'exprimer, on établit un rapport de force. C'est tout le but de cette application.
Chaque vote va durer 4 mois car il faut laisser le temps à ce processus de s'installer. Et puis dans ces 4 mois, il y a quand même les 2 mois d'été où la vie médiatique va être un peu en sommeil. Début septembre, on va lancer une deuxième vague de référendums avec des équipes différentes, avec une nouvelle médiatisation. Il y aura donc une nouvelle vague de Français qui vont arriver.
A partir du 14 juillet, on va définir les règles d'ouverture de notre application. On ne veut évidemment pas privatiser la démocratie, simplement l'organiser. Il faut que ce soit un véritable travail, extrêmement bien fait. Il faut qu'il y ait du pour et du contre, qu'il y ait un esprit référendaire, c'est-à-dire le respect profond de l'autre. Un peu comme en Suisse. Je ne te crache pas à la figure si tu n'es pas d'accord avec moi. Nous instaurons un ordre démocratique.
Donc les questions sont posées poliment et en laissant l'autre respirer. Si quelqu'un veut les ZFE, cette personne a le droit. Et en septembre, on s'ouvrira à d'autres mouvements. Ce sera notre honneur d'être des vrais démocrates et non pas des gens qui veulent taper sur la tête des autres. Et puis, il y aura une troisième vague à faire en novembre. L'objectif, c'est qu'il y ait entre 15 et 20 grandes questions que les Français aient tranchées à Noël. Et qu'on soit des centaines de milliers.
Cette appli, c'est une urne. J'ai eu aujourd'hui deux boulangers qui m'ont appelé et qui m'ont dit : « Moi, je ferai voter dans ma boulangerie ». Votre téléphone devient une urne pour faire voter les gens autour de vous.
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Sachez également, très important, que nous avons créé une deuxième association qui s'appelle « Libérez-vous, citoyens », qui pilote l'application. Le mouvement des Gueux reste le mouvement des Gueux, combatif. Nous sommes nés de combats et nous continuerons à vivre des combats.
L'application aura une éthique et un comité d'éthique, elle aura un esprit un peu plus élevétique que le mouvement des Gueux. Les Gueux, c'est la force. Libérez-vous citoyens, c'est la technique.
Nous prévoyons des levées de fonds. Pour l'instant, ce sont les Gueux qui vont porter les choses. Ce sera notre honneur. On va financer les premières et plusieurs centaines de milliers de votes, parce que les frais de structure, ça coûte quand même 2 centimes par vote.
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Hélas, le Conseil constitutionnel aujourd'hui est devenu une chambre des Lords. Contre cela, nous allons imposer collectivement, très joyeusement, assez paisiblement mais fermement l'idée que le citoyen est central. Changer le système, c'est basculer dans une démocratie référendaire qui va permettre de compléter la démocratie représentative lorsqu'elle déraille. Mais dites-vous bien que le processus est beaucoup plus important. Le fait de reprendre en main notre propre destin, c'est beaucoup plus important que le résultat.
La démocratie aujourd'hui est mise sous tutelle par le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, les textes européens, la Cour européenne de justice, la Cour européenne des droits de l'homme... Je déjeunais aujourd'hui avec deux parlementaires du Nord qui m'ont dit : « mais il ne nous reste qu'un tout petit couloir à l'Assemblée, tout petit. On se fait retoquer un coup sur deux par la Chambre des Lordes. Elles m'ont donc dit : « réussissez votre révolution référendaire, imposez-le, rétablissez la démocratie. »
Je confirme qu'on va s'ouvrir à d'autres mouvements. Pour que progressivement nos votations, nos référendums, s'ouvrent à l'ensemble de la société. C'est très important et ce sera notre honneur. Pour éviter le phénomène de contestation systématique, à savoir ne voir que des gens qui contre ceci ou cela prendre part à nos référendums. La question des ZFE ne sera d'ailleurs qu'une des quatre questions posées. Les autres questions feront venir d'autres gens sur d'autres sujets. Et au fur et à mesure que l'on va soulever des questions référendaires différentes, d'autres populations vont venir. C'est comme ça que la base qui votera va se diversifier et va finir par représenter une masse considérable de Français qui viendront avec des opinions différentes, avec des regards différents. C'est pour ça que nous sommes fondamentalement des démocrates. Mais attention, le référendum citoyen ne sera pas l'application des Gueux, je le répète. Ce sera porté par une autre association. C'est très important. Nous, nous sommes une force militante, une force qui bouge la société.
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Nous allons payer les premières centaines de votes avec les cotisations des Gueux (ça représente 2 centimes par vote). Pourquoi ? Parce qu'on s'est dit qu'en France, symboliquement, on ne paie pas pour voter, ce n'est pas possible. Mais il faudra donc par la suite que d'autres structures associatives financent ces 2 centimes. Nous, on amorce la pompe. Ensuite, dans les conditions que nous mettrons pour faire d'autres référendums, on demandera aux associations, aux think tanks, qui proposeront des choses, de faire une cagnotte pour payer eux-mêmes. Parce qu'évidemment les Gueux ne vont pas payer toute la démocratie française. Notre job c'est, à 10 000, d'embarquer, d'être la force qui embarque et qui va donner ça au pays.
On ne pourra pas adhérer à Libérez-vous citoyens. C'est la structure qui va réaliser le travail technique. Il faut bien faire la différence. Ce sont des associations qui n'ont absolument pas la même fonction. Libérez-vous citoyens va s'occuper également de toutes les évolutions techniques du site, c'est vraiment l'opérationnel.
Et ça commence le 10 juin !
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Sur le plan de la communication, on va démarrer sur le service public, avec une exclusivité sur France Info. Parce que c'est aussi une chaîne qui a été historiquement contre nous, qui était très pro ZFE. Or, le directeur politique de France Info m'a dit tout de suite, « qu'on soit d'accord ou pas, c'est une question de démocratie que vous êtes en train de lancer. Ce sont des débats démocratiques. Et ce sont des questionnements d'ordre démocratique. Donc moi je joue le jeu. »
C'est assez remarquable qu'au bout d'un an et demi, et symboliquement, on aille démarrer chez eux. Et puis après, détendez-vous, on ira partout ! »
C'est par ici : referendumcitoyen.fr
En toute transparence, notez que je suis moi-même, Rodolphe Bretin, directeur de la publication, adhérent aux Gueux
